Pentagon Papers (The Post) de Steven Spielberg : mettre en scène une rhétorique

pentagon papers

Lincoln (2012) évoquait indirectement la nécessité pour Obama d’une politique présidentielle manoeuvrière face à un Sénat et une Chambre des représentants à majorité républicaine. Le Pont des Espions (2015) faisait écho au débat relatif aux droits de la défense dont sont dépourvus les prisonniers de Guantanamo. Pentagon Papers (2018) défend aujourd’hui l’indépendance de la presse face aux pressions exercées par Trump qui l’a qualifiée d' »ennemi du peuple« . Steven Spielberg continue d’éclairer le présent avec la lanterne du passé.

Cette observation nous renseigne sur les intentions présidant à Pentagon Papers mais guère plus. Au cinéma, tout est affaire de mise en scène, et celle de Pentagon Papers nous en dit bien davantage que son synopsis. Le film se compose de deux fils narratifs entrelacés par le montage. Le premier s’intéresse au sort d’un rapport établi pour le secrétaire d’Etat à la Défense Robert McNamara en 1965 et révélant que les gouvernements américains successifs ont dissimulé au public ce qui se passait au Vietnam, faisant la guerre tout en la sachant ingagnable. Le second raconte comment la directrice du Washington Post, Katharine Graham (Meryl Streep) s’affirme dans ses fonctions face aux hommes qui l’entourent, y compris le directeur de la rédaction Ben Bradlee (Tom Hanks). Tout l’enjeu narratif du film est de parvenir à joindre ces deux histoires, à les rendre non plus parallèles, mais sécantes, point d’intersection qui correspond au moment où Katharine Graham décide en 1971 de publier les Pentagon Papers divulgués par Daniel Ellsberg.

A chacun de ces fils narratifs, correspond un rythme dont rendent compte le découpage et la mise en scène du film. Le fil narratif de Katharine Graham se déroule dans le monde de la haute bourgeoisie de Washington auquel elle appartient, où la consanguinité avec le pouvoir est naturelle, dirigeants politiques et dirigeants de presse fréquentant les mêmes réceptions. Dans ce monde, l’ancien mari de Katharine et directeur du Post était un ami de Kennedy, et Katharine une amie de McNamara. Monde d’hommes où Katharine peine à trouver sa place, monde ordonné où les femmes passent au salon quand les hommes discutent de politique, monde figé sous les ors des réceptions, monde aussi de l’entrée en bourse du Washington Post. La mise en scène s’en fait le reflet, décrivant en plans fixes ou peu mobiles l’appartement de Katharine, étant à la fois cause (elle définit formellement le monde de Graham) et conséquence (pour appartenir à ce monde d’avant, il faut accepter son cloisonnement et sa discrète division des choses et des êtres, discrétion que l’on retrouve dans les mouvements de caméra).

Le fil narratif racontant la manière dont Ben Bradlee va mettre la main sur les Pentagon Papers, par lequel commence le film, relève d’un autre ordre formel : c’est le monde nerveux et rapide de la presse, tel que l’ont dépeint Capra, Fuller, Pakula, avant Spielberg. Ici, les travellings et les panotages se font à toute vitesse, et la caméra est le plus souvent portée, au poing ; miroir du journalisme d’investigation, en quête de preuves, elle fond sur les détails qui vont donner du sens au plan : une machine à écrire dans une jeep lors du prologue, un « secret défense » sur un dossier, le reflet déformé d’un visage sur de l’acier poli. C’est dans cette veine que Spielberg est à son meilleur. Son sens du découpage lui permet de dilater un temps court en suspense long. Un geste aussi simple et prosaïque que celui d’Ellsberg photocopiant les Pentagon Papers devient la justification d’une séquence passionnante au cours de laquelle le montage oppose à chaque révélation du rapport une image d’archives où l’on entend un président des Etats-Unis mentir, comme si l’on voyait par transparence la vérité apparaitre sous le discours officiel, le mot écrit (le mot sous presse donc) contredire l’image. La transparence, au principe de la démocratie, est le maître mot de ce film où à travers la mise en scène transparait la signification des actions de chacun. Les fondus au début du film sont au blanc, et non au noir, car il s’agit pour le journalisme de remplir la page blanche (nettoyée des vérités dérangeantes) du discours officiel avec « le brouillon de l’Histoire« . Et ce brouillon peut requérir certains coups fourrés, ainsi lorsque Bradlee envoie sans excès de scrupules un stagiaire espionner ce qui se trame au New York Times (nul angélisme dans la vision de la presse ici), coups qui répondent aussi à la violence des propos de Nixon sur la presse, anticipant les accusations de « fake news » de Trump. On entend la voix de Nixon, on ne voit jamais son image (car le mot rapporté, enregistré, peut dire plus que l’image). Un grand conteur au cinéma, et Spielberg l’est, ne sait pas seulement nous conter une histoire (ici, l’intrigue est finalement assez ténue) mais peut aussi nous faire imaginer un autre récit, à partir d’une seule séquence : Ellsberg s’enfuyant avec les Pentagon Papers et les photocopiant aurait à lui seul mérité un film, et l’on aurait bien aimé que Spielberg nous en dise un peu plus sur cet énigmatique lanceur d’alerte, angle mort du film, homme sacrifié à la cause – on en fera le constat ou le reproche, selon les points de vue.

C’est à nouveau une idée de découpage qui fait de la scène où Katharine Graham décide de publier le sommet du film. C’est à cet instant qu’intervient la jonction entre les deux fils narratifs, et pour dire la rencontre des deux mondes (celui de Graham et celui de Bradlee), Spielberg introduit dans cette séquence exempte d’élan formel sur le papier (une femme parle au téléphone) le découpage dynamique du monde de la presse en s’appuyant sur l’idée suivante : imaginer que plusieurs personnes, toutes susceptibles d’influencer la décision de Graham, écoutent la conversation à partir de combinés situés dans des pièces différentes. Cette démultiplication des points de vue associe à la scène l’ensemble des personnages concernés et démultiplie ainsi les points de chute de la séquence, les issues possibles au suspense, Spielberg passant d’un visage à l’autre, d’une voix à l’autre, pour finir par un lent mouvement de caméra avant vers le visage de Graham qui, à cet instant, mais elle ne le sait pas encore, laisse derrière elle son ancien monde, qui survit dans la réception se finissant hors champ, pour entrer dans le monde du journalisme, achevant sa mue. Lors de scènes précédentes, on la voyait immobile au milieu de l’effervescence de la rédaction (encore une idée de mise en scène), retenue en arrière par l’inertie de son monde et la force des vieilles amitiés. Mais elle s’est débarrassée de cette inertie et des anciennes compromissions (quoique Bradlee les représente aussi). Elle cesse désormais de n’être qu’une socialite poursuivant par devoir l’oeuvre de son défunt mari pour devenir patronne de presse, et c’est à nouveau la caméra qui nous le dit en la filmant seule dans le dernier plan de la séquence du téléphone. Les autres, les hommes, ont disparu, effacés du champ à cet instant, et n’existent plus que par leur voix au téléphone, tandis qu’une femme décide. Spielberg, comme dans Lincoln, définit ici la démocratie comme un combat exclusif et difficile (Graham doit renier une partie de sa vie, Bradlee n’est pas non plus irréprochable, ce ne sont pas de preux chevaliers) où les accointances entre le pouvoir et la presse doivent être repoussées, et où la main doit rester ferme, dût-elle être solitaire dans l’exercice d’une fonction.

C’est peu après ce sommet que deux scènes successives viennent porter par leur caractère statique un coup d’arrêt à la vivacité narrative du film. Dans la première, la femme de Bradlee insiste sur le courage de Graham alors que son mari semble le minimiser ; dans la seconde, Graham parle avec sa fille de son défunt mari, remémoration accompagnée d’une musique auparavant discrète.  Alors que le film avait été jusque là propulsé par sa mise en scène, qui développait sa rhétorique par l’image, et alors que Bradlee semblait moins défendre la démocratie américaine en pontifiant que faire valoir vigoureusement son droit à s’emparer enfin d’un scoop au nez et à la barbe de la concurrence du New York Times pour faire enfin du Washington Post un quotidien à audience nationale (autre histoire que nous raconte le film), on peut regretter qu’à ce moment là du récit, dans ces deux scènes, le propos se fasse plus didactique, plus édifiant et par conséquent moins convaincant. Reste que Pentagon Papers raconte aussi et peut-être surtout comment Graham, une femme, finit par gagner l’estime de Bradlee après plusieurs escarmouches entre eux et s’imposer dans un monde d’hommes (sujet d’actualité s’il en est) alors que ces deux-là n’avaient que peu d’atomes crochus au départ, comme l’atteste cette rencontre au début où Graham défend Nixon face au pugnace journaliste, et selon cette perspective, cette scène où Bradlee doit reconnaitre le courage de sa patronne en est l’aboutissement thématique. Cette autre histoire, l’histoire d’une émancipation, nous est racontée à travers l’évolution des expressions du visage de Meryl Streep au cours du film, d’abord hésitante dans une assemblée d’hommes, puis assurée de sa force et de son droit. Elle est remarquable face à un Tom Hanks qui s’amuse de toute évidence beaucoup dans un rôle où son personnage roule inhabituellement des mécaniques, davantage Gary Cooper que James Stewart. Mais les interprètes ont beau être excellents, y compris les seconds rôles (Bob Odenkirk, Sarah Coon, Michael Stuhlbarg, Bradley Whitford, etc.), c’est bien la mise en scène de Spielberg, attentive aux détails et au sens de ce qu’elle véhicule, qui confère son intérêt à ce très bon film. Et si le dernier plan revendique une filiation avec Les Hommes du président de Pakula, c’est bien Spielberg qui reprend ici, avec son style propre, le flambeau de ce cinéma.

Strum

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27 commentaires pour Pentagon Papers (The Post) de Steven Spielberg : mettre en scène une rhétorique

  1. princecranoir dit :

    Ta critique me torture d’envie en cette période de jeûne cinématographique.
    Très belle analyse (dont je n’ai, j’avoue, survolé que l’introduction et la conclusion afin de me préserver un droit à la découverte).

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  2. ornelune dit :

    Spielberg a l’air d’augmenter son rythme de tournage. Je crois qu’il y a un film de sf qui sort cet hiver et des annonces viennent d’être faites sur le tournage prochain d’un remake (?) de West Side Story… Un film politique comme Pentagon papers ou un nouveau film de sf, on n’est pas trop étonné de la part de Spielberg, mais un récit sur l’intégration sur fond de comédie musicale… on ne l’attendait pas là.

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    • Strum dit :

      Oui, il enchaine les projets. Hélas, a priori West Side Story (encore un missile contre Trump si je ne m’abuse encore qu’il s’agisse d’un vieux rêve de Spielberg) n’est pas pour tout de suite car officiellement Indiana Jones V (horreur) doit suivre Pentagon Papers sauf changement de dernière minute.

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  3. Paul Fléchère dit :

    Je viens de lire et je comprends mieux t’avoir agacé au sujet de Trump😁Mais non, je viens juste de te lire et je trouve surtout que la presse actuelle ne mérite pas un tel hommage. La liberté de la presse, si, bien sûr.

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    • Strum dit :

      Hello, j’ai moi aussi une mauvaise opinion de la presse actuelle. 🙂 Cela étant, la situation aux Etats-Unis est aujourd’hui assez particulière voire franchement inquiétante, donc ce genre de film n’est sans doute pas de trop, même s’il convaincra surtout ceux qui sont déjà convaincus et pas les supporters de Trump – car il y en a encore beaucoup aux Etats-Unis.

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  4. J.R. dit :

    Gary Cooper roule des mécaniques??!!
    Sinon je suis enfin retouné au ciné. J’ai d’abord dû retenir un fou rire devant la BA du dernier Eastwood. J’ai ensuite été vraiment captivité par l’histoire de ce Pentagon Papers… J’avoue, en revanche, ne pas totalement être convaincu par la facture d’ensemble et l’aspect cours d’éducation civique, l’interprétation est, par contre, impeccable. La reconstitution ne m’a pas toujours convaincue… Comment Spielberg peut-il si facilement tomber dans l’imagerie habituelle du Vietnam (mais il sait filmer la guerre!). Bref je n’ai pas regretté ce retour pour ce film estampillé « soutien Démocrate ».

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    • Strum dit :

      Pour Cooper : dans certains films, oui, à sa façon évidemment. 🙂 Effectivement, il y a parfois un côté éducation civique, et certaines scènes sont moins convaincantes, mais c’est si bien filmé. Pour Eastwood, j’ai vu la même bande annonce !

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      • J.R. dit :

        Juste une question bête : suis-je le seul à avoir pensé aux colonnes de feu de l’Exode en voyant la façon donc Spielberg filme les colonnes de journaux ?… Pour Gary Cooper, c’est que je le trouve un peu fade au contraire : sauf dans Les Aventures du capitaine Wyatt où il est « nul » ; )

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        • Strum dit :

          Pour Gary Cooper, cela dépend des films. Dans Le Rebelle de Vidor par exemple, il n’a rien de fade. Je n’avais pas pensé aux colonnes de feu de l’Exode mais pourquoi pas, c’est vrai que l’image des journaux montant en colonne est impressionnante.

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  5. Paul Fléchère dit :

    Sinon, il y a un détail que tu n’as peut-être pas entendu (j’ai fait pire sur McNamara😉), c’est que Graham et Bradlee ont au moins un atome crochu. C’est elle qui l’a embauché en 1965 pour moderniser la ligne du journal et ensemble ils ont renouvelés toute l’équipe éditoriale. Donc c’est plus avec le conseil d’administration qu’elle va s’imposer en 1971. Tout cela n’est pas dit dans le film mais au début, quand ils sont en désaccord à propos de la reporter qui suit le mariage Nixon, je crois que Bradlee dit qu’elle l’a embauché pour changer la ligne. Cela dit, je crois que Spielberg a bien chargé la barque « une femme dans un monde d’hommes ». Le dîner, en plus chez elle, ou les femmes vont au salon et laissent les hommes à table, en 1971, ça me paraît très caricatural.

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    • Strum dit :

      Oui, bien sûr, elle s’impose face à son conseil d’administration et en effet, il est dit qu’elle a embauché Bradlee. Mais au début, Bradlee ne la respecte pas vraiment et j’ai trouvé intéressante l’évolution de leur relation au cours du film alors que s’imposer face à son conseil d’administration c’était attendu. Pour le diner : est-ce caricatural ? Difficile à dire, peut-être un peu, mais peut-être pas de beaucoup.

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    • J.R. dit :

      Pour être sincère c’est toujours porteur pour un journal de sortir des affaires d’État… M. Plenel en France aujourd’hui fait tout pour en sortir un, ça assurerait la crédibilité de son journal, mais surtout son attrait en nouvelles croustillantes. Le problème du film est d’ignorer ce genre d’ambiguïtés…

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  6. roijoyeux dit :

    Encore un très bon Spielberg !! … J’ai hâte de voir sa version de « West Side story » !!!

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  7. Martin dit :

    Quelle belle chronique, une fois encore ! Je suis d’accord avec toi pour pointer quelques petites faiblesses assez spielbergiennes dans cet excellent film, mais je trouve bien aussi qu’il se montre aussi explicite pour s’adresser au plus grand nombre.

    En période de trumpisation forcenée, ce film m’a fait un bien fou !
    Reste à savoir s’il saura convaincre ceux qui, d’emblée, ne sont pas convaincus…

    Spielberg est quand même un très grand monsieur du cinéma américain !

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  8. Pascale dit :

    Ayé j’ai lu.
    Il y avait en effet beaucoup à dire et je crois que tu as tout dit 🙂
    Ellsberg effectivement mériterait un film à lui seul.
    Ce qui me surprend c’est que pour défendre la liberté de la presse Spielberg s’empare d’un sujet vieux de 40 ans. La presse actuelle à la fois vilipendée par le nouveau roi du monde et qu’on a envie de défendre, et celle qui ne nous donne que l’image d’une course au « c’est moi qui l’ai vu ou dit le premier ».
    Cela vient de me traverser l’esprit.
    Ce n’est qu’une remarque car j’ai trouvé le film génial.
    Je note que c’est la partie que j’appellerais « féministe » du film qui t’a paru la moins convaincante.
    Je sais qu’en tant que garçon tu vas sans doute t’en défendre vigoureusement. J’ai lu en diagonale tes nombreux commentaires (tous masculins sauf erreur), personne ne l’évoque non plus.
    Tu n’en parles que pour dire que les femmes se rendent au salon, ce qui est une observation que je ne note même plus tant c’est fréquent dans les films.
    J’ai trouvé que (pour un homme 🙂 ) Spielberg faisait ce constat de la place et du combat des femmes de façon vraiment subtile et bienvenue, non pas en matraquant des slogans mais justement par des scènes tout en douceur et parfois silencieuses (les haies d’honneur des femmes, la mère et la fille dans la chambre, la jeune employée qui s’entretient avec Graham dans un couloir, et surtout la femme de Bradlee qui recadre le couillu tout en douceur…).

    Quant à la réalisation, que dire ? C’est une leçon non ?

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    • Strum dit :

      Je pense que la véritable histoire du film, c’est l’histoire de Kay et c’est donc en effet un film féministe. C’est pour parler de Kay et de la manière dont elle passe du salon au premier plan en s’imposant face à son conseil d’administration que Spielberg a notamment fait ce film. D’ailleurs, sauf erreur, la première mouture du scénario, et son achat par le studio, datent d’avant l’élection de Trump, à une époque où l’on pensait qu’Hillary Clinton serait présidente. Sinon, ce n’est pas que le fill narratif de Kay m’ait moins convaincu sur le fond, c’est qu’il y a plus de dynamisme dans le découpage, et d’idées de mise en scène dans le fil narratif Bradlee, Spielberg étant un maitre pour représenter l’action, et pour moi la mise en scène est toujours le juge de paix, – j’aime quand elle dit l’histoire à la place des mots. Ici, Spielberg a volontairement choisi deux manières différentes de filmer le fil Bradlee et le fil Streep. Maintenant peut-être que tu as en partie raison, peut-être qu’il y a aussi le fait qu’en tant que garçon comme tu dis je suis aussi plus sensible aux roulements de mécaniques de Hanks qu’au jeu doux et subtil de Streep, mais je ne crois pas. 😉 Sinon, oui, quelle leçon de mise en scène ce film.

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  9. dasola dit :

    Bonsoir Strum, oui Pentagon Papers fait la part belle aux femmes et c’est tant mieux. Meryl Streep avec son air naÏf est excellente. Son personnage est courageux car elle aurait pu tout perdre. Sinon, concernant la presse écrite 40 ans après, on est inquiets. Plus que la liberté de la presse, c’est surtout la presse qui est en train de disparaître au profit des réseaux sociaux. Moi, je suis désolée de le dire, mais beaucoup de choses étaient mieux avant surtout quand on voit Trump au pouvoir. Bonne soirée.

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    • Strum dit :

      Bonsoir dasola, je suis moi aussi inquiet pour le futur de la presse écrite. Les réseaux sociaux ont de très mauvais côtés, surtout lorsqu’ils servent de seule source d’information, ce qui est malheureusement souvent le cas pour la jeune génération. Bonne soirée aussi.

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  10. modrone dit :

    Très bon film où je préfère comme toi la partie journalistique proprement dite. Un reproche, ce dernier plan qui précise là où j’aurais aimé qu’on laisse ça à l’intelligence du spectateur. Mais c’est peut-être une question de génération, la mienne ayant évidemmment « bien connu » l’épisode suivant des aventures de la presse américaine. Acteurs remarquables et les ombres de Richard Brooks, de Frank Capra, du tout bon.

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    • Strum dit :

      Tu parles du dernier plan sur le Watergate ? Pour ma part, j’ai bien aimé ce clin d’oeil historique autant que cinéphile, car c’est un plan du film de Pakula, liant donc les deux films.

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  11. modrone dit :

    Oui. C’est vrai que le seul nom du Washington Post, celui de Ben Bradlee et l’année, personnellement, me suffisaient. Mais PP est un film intéressant, dans une tradition tout à fait respectable.

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  12. Ronnie dit :

    Vu hier soir !
    Un excellent & captivant Spielberg comme ( toujours ) enfin, souvent …..
    Après All the President’s Men et The Post, à quand et pour refermer la parenthèse Bradlee un film sur le Pulitzer gagné par l’ancienne journaliste du dit Post, Janet Cooke ? 😉

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  13. Ronnie dit :

    C’est à peu près l’idée …..
    Une chose est sûre Pakula ne le fera pas non plus 🙂

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